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 Quand nos partenaires deviennent nos collaborateurs !

 

Chez PICK-AND-GO, on continue de se partager la réflexion. Julien RONDEL, Responsable Logistique, est l’auteur de cet article.

 

Bonne lecture !

 

Olivier PAGES.

 

 

 

 

 

 

 

 

En cette période de crise économique, le moindre centime économisé a son importance. Il y a plusieurs façons d’utiliser cette économie, augmenter sa marge ou réinvestir ce centime pour en faire un avantage commercial en réduisant ses tarifs et ainsi devenir plus compétitif.

La logistique et le transport permettent de gagner ce centime qui peut faire la différence. Le levier dont je veux vous parler est comme vous l’avez compris la mutualisation des moyens. Bien trop souvent dans le métier du pooling de palettes, industriels et loueurs ont une relation de travail qui se limite à de la location pure et simple d’actifs.

Vous me direz que nous sommes là pour ça mais pouvons-nous voir plus loin ?

 

Chez PICK-AND-GO nous essayons de nous projeter dans l’avenir. Avec des contraintes économiques et environnementales qui vont être de plus en plus pesantes, la solution passera forcement par une mutualisation des moyens des principaux acteurs de la Supply Chain.

 

Comment cela fonctionne ?

 

Les industriels livrent les plateformes logistiques de la grande distribution. Les loueurs bois quant à eux récupèrent leurs palettes par le biais de leurs prestataires pour les acheminer vers des sites ou elles seront réparées. Ces palettes sont alors relivrées depuis ces sites prestataires, nous avons donc trois axes de transport :

 

  • Industriel à GD

 

  • GD à Prestataire

 

  • Prestataire à Industriel

 

PICK-AND-GO peut proposer une alternative à cela. Grâce à son modèle de rupture, basé en partie sur la résistance des palettes (moins de 1% de taux de casse) nous pouvons relivrer directement nos clients depuis les plateformes logistiques de la GD.

La mutualisation des moyens Industriel / PICK-AND-GO / Transporteur prend alors tout son sens. En effet les industriels et PICK-AND-GO peuvent proposer à un même transporteur un axe aller-retour Industriel à GD et GD à Industriel.

 

Mais quels sont alors les avantages que peut tirer notre trio Industriel / PICK-AND-GO / Transporteur de cette opportunité ?

 

  • Le transporteur bénéficie de frets aller-retour pour ses camions, sans avoir à se poser la question du rechargement, avec une rentabilité maximale.

 

  • L’industriel et PICK-AND-GO peuvent obtenir du transporteur des tarifs bien plus intéressants en mettant en avant l’intérêt pour ce dernier d’obtenir le dossier aller-retour.

 

  • Enfin notre trio peut construire ainsi une collaboration « win-win » stable et pérenne avec pour chacun une connaissance parfaite des contraintes de tous les acteurs de la Supply Chain.

 

Voilà donc un levier parmi tant d’autres qui prouve l’intérêt de travailler ensemble. Pourquoi s’en priver ?

 

Bon courage !

A Vendredi.

 La Fable de la Palette Echange et du Transporteur : le cas de l’achat départ usine.

 

 

 

Suite à la proposition de Plastic Goupil, le transporteur est en pleine réflexion…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Attends Plastic Goupil, j’ai une question à te poser…» dit le transporteur. « Suppose que je sois le transporteur du distributeur qui achète départ… Comment faire alors ? »

 

« Tu as raison. C’est un peu plus sioux, mais c’est la même chose.

Tu veux dire, cher transporteur,  que le distributeur achète départ usine du chargeur, et se charge du transport au travers de ta prestation, ainsi que de l’appro de palettes Echange ?

C’est donc toi qui es en première ligne pour assurer au chargeur une disponibilité de palettes, sans lien contractuel avec le chargeur ? »

 

« Oui , exactement »

 

« Et ça se passe bien avec le chargeur ? Il a toujours ses palettes à la bonne heure et en temps utile ? » dit Plastic Goupil.

 

«  Euh… en fait, c’est là que le bât blesse », dit le transporteur.

 

« Ah bon ? » sourit amusé Plastic Goupil.

 

[ Un ange chargé de palettes bois passa d’un vol lourd ] 

 

« Oui, mon client le distributeur, a du mal à me rendre les palettes, et c’est donc moi qui suis entre le marteau et l’enclume : le chargeur ne voulant charger que sur des palettes que je lui fournis, mon client a du mal à me restituer les 33 palettes immédiatement (c’est encore pire quand il y a 70 palettes par camion).

Et on peut aller jusqu’à la crise grave, le chargeur ne voulant pas me confier ses produits tant que j’ai un compte débiteur de palettes chez lui (qui est en fait celui du distributeur), au risque de générer des ruptures en rayon. Ce qui est un comble, pour un problème de palettes», se lamente le transporteur.

«Ainsi, plus personne n’est content : mon client le distributeur, est en conflit avec son chargeur :  le chargeur réclame ses palettes, puis refuse de me confier ses produits. C’est inextricable.

Peux-tu m’aider Plastic Goupil ? »

 

« Oui, c’est un jeu à 3 : il faut suivre le même raisonnement que la semaine dernière, mais non plus avec le chargeur qui n’est pas ton client, mais avec le distributeur », dit Plastic Goupil.

« Tu vas comprendre. Tu es toujours d’accord de baisser ton coût par palette transportée de 1,00€ à 1,50€ si le chargeur passe sur palettes locatives ? »

 

« Oui. »

 

« OK. Il faut que tu saches que la majorité des distributeurs veulent privilégier la palette locative à la palette Echange, pour les raisons que tu viens de décrire. Il faut convaincre les distributeurs que passer de la palette Echange au locatif génère pour toi transporteur un gain que tu acceptes de répercuter sur le tarif de transport de la palette chargée, au profit du distributeur, puisqu’il achète départ usine. Tu me suis ? »

 

« Oui »

 

« Il faut donc convaincre le service Achats du distributeur (pas le service logistique) d’accepter d’augmenter le tarif d’achat départ de la palette chargée, du montant de ta contribution (1,00€ à 1,50€) sous condition que le chargeur passe en locatif. Cette augmentation sera compensée, pour le distributeur, par la réduction (de même montant) de coût de transport que tu lui consens en passant au locatif.

Ainsi cette économie permet de financer une partie du coût locatif qui incombera dorénavant au chargeur et éliminera tous ces petits (et gros inconvénients). Et ton client fait d’une pierre 2 coups : il assainit ses relations avec son chargeur à coût 0, et en plus il concrétise dans son périmètre un enjeu lié au coût de la palette Echange qu’on peut estimer à au moins 1,00€ à 1,20€ par palette.»

 

«Et en plus, tu deviens un héros  pour ton client, le chargeur ! » susurra Plastic Goupil à l’oreille du transporteur.  « Tu suis ? »

 

« Oui » sourit le transporteur.

 

« Ca parait compliqué, mais c’est très simple,  si tout le monde y met du sien!» dit PGO. «Mais sache que la base est de réduire ton tarif transport de 1,00€ à 1,50€ si passage au locatif. Et ça c’est ton job… »

 

« Oui. Peux-tu m’aider à mettre tout le monde autour de la table, Plastic Goupil ? »  dit le transporteur.

 

« Oui, on le fait déjà pour certains prospects/clients, et spécialement dans le cas d’un achat départ usine. Envoie moi ton chargeur… tu connais l’adresse du terrier ? »

 

« Oui, comme si c’était le mien. Merci PGO » respira le transporteur.

 

 

 La Fable de la Palette Echange et du Transporteur.

Un transporteur se plaignait régulièrement des coûts qui pesaient sur lui dans le cadre de la gestion de la palette Echange :

 

 

« Il n’est pas normal que nous ne puissions pas avancer sur ce dossier : il faut améliorer le système, mais pour ce faire, il faut que les chargeurs acceptent de nous payer une soulte supplémentaire pour gérer la palette Echange, car ça nous coûte une fortune. Mais ils s’y opposent ! Donc malgré les livres noirs, blancs et gris… rien ne change. Nous assumons toujours la logistique de la palette Echange à titre gracieux ! C’est insoluble… »

 

 

 

 

 

 

 

Un renard en plastique, Plastic Goupil, lui tint à peu près ce langage :

 

« Si je te comprends bien, cher transporteur, tu souhaites augmenter tes marges en augmentant tes tarifs, sans enrichir ta prestation d’un service supplémentaire ? »

 

«  Comment ça ? », rétorqua le transporteur.

 

« Oui Mr le Transporteur, dit Plastic Goupil, prenons un exemple : tu as un contrat avec un chargeur pour prendre en charge à Rennes 33 palettes Echange chargées de ses produits, à livrer à Toulouse, incluant la gestion de la palette Echange, à 26,50€ la palette livrée, par exemple. Tu acceptes le marché ? »

 

« Oui. C’est serré, mais je prends. C’est le prix du marché… »

 

« Bien, si tu l’acceptes, c’est que tu ne travailles pas à perte, et que ta marge, même minime, existe… Tu es d’accord ? » lui demanda Plastic Goupil.

 

« Oui ».

 

«  Imagine que tu reviennes vers ton chargeur/client pour lui demander d’augmenter tes tarifs des coûts liés à la logistique de la palette Echange. Au fait combien elle te coûte cette logistique-là ?» demanda Plastic Goupil.

 

«  Euh, à peu près 1,50€ par palette, plus tous les embêtements du système.» pleura le transporteur.

 

« Donc, si je comprends bien, tu demandes au chargeur d’accepter une augmentation de 1,50€ par palette, soit 4 à 5% d’augmentation, pour tes beaux yeux ? »

 

« Euh. Oui. » dit le transporteur.

 

« Et tu t’étonnes qu’il te dise NON, lui qui est pris en tenaille entre ses fournisseurs amont, et ses clients, toujours en recherche d’économie, et de réduction de coûts… »

 

« Euh… »

 

« Tu m’es sympathique, noble transporteur, je vais te donner la solution pour contenter ton chargeur, augmenter tes marges, et te soustraire à la gestion de la palette Echange, et même dans le même temps contenter le client de ton client » lui souffla Plastic Goupil.

 

« C’est pas possible. Comment peux-tu faire ? »

 

« C’est simple : tu réduis ton tarif de prestation de 1,00€ soit à 25,50€ (au lieu de 26,50€), sous condition expresse que ton chargeur passe en palettes locatives. Tu économises 1,50€, tu augmentes donc ta marge de 0,50€, et tu ne t’occupes plus de palettes à ramener chez ton chargeur, et tu te concentres donc sur ton métier. Et en sus, les clients de ton client sont heureux de ne pas avoir à gérer eux aussi la palette Echange. C’est simple, non ?
Et puis surtout, tu arrêtes de pleurer : tu communiques sur le sujet, et tu m’envoies tes chargeurs : j’ai des choses à leur dire… » lui lança Plastic Goupil.

 

« Oui, c’est vrai. C’est pas bête. C’est quoi ton téléphone, PGo ?

 Quel type de palettes choisir ? Palettes Echange, Palettes Locatives Bois/Plastique/Carton, Palettes Perdues ? (partie 11)

 Parlons un peu de la structure de distribution.

 

C’est très simple… Plus il y a de points de distribution, moins il y a de palettes à collecter par point de distribution.

C’est normal.

Plus c’est compliqué de les collecter.

 

 

 

 

 

 

 

 

En effet, affréter un camion pour faire le tour des popotes pour ramasser 3, puis 5, puis 4 palettes par arrêt, ce n’est pas très économique…

Il faut pas mal d’arrêts pour faire un camion complet et rentrer au dépôt. Alors, quand c’est le transporteur qui s’en charge, en retour de livraison, c’est loin d’être idiot… c’est le gros avantage de la palette Echange ! En effet, le transporteur cale ses palettes sous son camion, et passe à la livraison suivante. Brillant, économique… c’est la beauté du système Echange, pour des petits volumes !

 

Mais quand l’industriel vend à 90% pour la GMS où les flux sont concentrés, les choses changent. Pour une enseigne comme Leclerc, ce sont moins de 50 points de collecte pour près de 20 millions de palettes qui transitent. L’optimisation passe par une collecte, évidemment par camion complet, affrété pour l’occasion. C’est là que le locatif joue à plein son rôle !

A contrario, la gestion de la palette Echange impose au transporteur d’affréter un camion pour l’occasion et livrer par camion complet des actifs, pour lequel il n’est pas rémunéré ou pas toujours, laissant l’industriel voire le distributeur, le critiquer sur la qualité de la palette, sur laquelle il n’a aucune prise… Dure vie que la sienne !

 

Dans ce cas, c’est la prestation locative qui est évidemment la plus adaptée… Alors que 50% des palettes arrivant dans la GMS sont des palettes Echange !

 

Vous avez dit… bizarre ?!

 

A suivre.

 

Bon courage !

A vendredi.

 

 Plan B et Arbitrage.

Pour rester dans le même fil que la semaine dernière, une des grandes difficultés du milieu des affaires est la notion d’arbitrage.

 

En particulier entre le marketing et l’industrie. Je m’explique : dans le cas d’une chaîne GMS, le débat est permanent.

 

  •  Si vous écoutez le commerce, le nombre de références va croître chaque mois, sous l’argument que plus un rayon est rempli de nouveautés, plus le chaland se balade dans les travées, plus il achète, au risque de voir le nombre de références produits croître exponentiellement, au grand dam du logisticien qui voit ses stocks augmenter et son taux de rotation d’actifs diminuer.
  • A l’inverse, si vous confiez l’achalandage des rayons à un logisticien, ça risque d’être un peu triste avec une référence par type de produit, à l’image des magasins soviétiques de la grande époque !

La vérité est bien entendu, entre les 2…

 

Ces arbitrages ont un impact sur le budget « palettes » !

En effet, et parce que le client est de plus en plus dur à attirer dans ses filets, crise oblige, le nombre de références croît et va continuer de croître de 3 à 4% par an dans la GMS.

 

Conséquence : Les inconvénients liés aux systèmes actuels « palettes » vont également persister, voire se renforcer : de plus en plus de palettes intermédiaires, les transporteurs vont mouvementer plus d’air et de bois que de produits, l’optimisation des coûts va se faire plus pressante.

C’est une des raisons pour lesquelles, la GMS et l’industrie sont de plus en plus en réflexion sur le sujet « palettes ».

 

Un jour, pas très lointain, votre DG va rentrer dans votre bureau (vous, Directeur Logistique), et s’étonner du montant d’euros laissés dans ces quelques bouts de bois et clous, payés à prix d’or, et bien évidemment, qu’une solution alternative ne soit pas déjà trouvée…

Un cauchemar peut-être, mais qui peut devenir très vite une réalité !

J’ai des exemples réels, plein mes dossiers !

 

Mais on vous avait déjà alertés sur le sujet, je crois…

 

A votre disposition pour en parler : préparer un plan B  c’est toujours payant, surtout quand il a toutes les raisons objectives de devenir le plan A !

 

Bon courage !

A Vendredi.

 Palette Echange et Palette Locative.

Un des sujets de conversation les plus partagés du SITL entre loueurs, prestataires logistiques et transporteurs, fut celui du choix de certains distributeurs GMS de mettre en œuvre des actions visant à réduire le nombre de palettes Echange dans leur périmètre.

 

Ce débat bute toujours sur la question redondante « Comment financer l’écart de tarif existant entre le locatif et le coût apparent pour l’industriel de la palette Echange ?».

 

 

 

 

 

Ce sujet a déjà été abordé lors de nos précédents blogs. Mais il est intéressant de rafraîchir les mémoires, surtout à une époque où le sujet devient brûlant…

 

Les fondamentaux sont les suivants :

  • La palette Echange coûte cher aux enseignes : entre 1,20€ et 1,50€ par rotation. Ce qui implique que tout produit sous palette Echange devrait voir son tarif réévalué de l’ordre de 1,00€ à 1,50€ au niveau des acheteurs GMS. Cela commence à arriver…
  • Pour l’industriel, le coût direct de la palette Echange est de l’ordre de 0,50€ à 1,00€ par palette, en fonction des configurations logistiques : localisation site industriel…
  • Côté transporteur, le bilan commence à être fait : il est a minima de 1,20€ à 1,60€ par palette, le transporteur supportant à la fois la majorité des coûts, et la place peu enviable entre le marteau (l’industriel qui exige des palettes de qualité) et l’enclume (le distributeur qui a souvent du mal à les restituer).

 

En bref, il faut que la rotation locative soit positionnée à un tarif équivalent à 2,20€ et 2,60€ pour pouvoir atteindre 2 objectifs :

  • Ne pas générer de surcoût par rapport au coût apparent « industriel + transporteur »
  • Permettre à la GMS, client de l’industriel, de concrétiser un enjeu de l’ordre de 1,20€ à 1,50€ par palette sur son périmètre. Cette perspective commence à intéresser les enseignes très sincèrement…

 

C’est tout à fait possible si on solutionne le sujet de la négociation avec le transporteur concernant la réduction de son tarif s’il y a passage au service de palette locative…

 

C’est très simple : quel que soit le système en œuvre (facturation de la prestation à part ou incluse dans le tarif transports) rien ne peut s’opposer à une réduction de tarif a minima de 1,00€ sous le raisonnement suivant : moi, client, vous permets de réduire vos coûts (en passant au locatif), je dois donc bénéficier de cette réduction de tarif « Transports », la marge « transporteurs » étant la même en valeur (et a cru en % par baisse de 1,20€ des charges).

 

Cela étant dit, et de notre point de vue, la mise en œuvre de ce switch va s’intensifier en 2012 !

Parlons-en !

 

Bon courage !

A vendredi.

 

 Quelques tendances lourdes pour 2012 en matière de logistique palettes !

 

Après son séjour de 3 semaines avec le Transporteur, Plastic Goupil fut amené, ces derniers jours, au travers de ses pérégrinations dans la savane logistique à rencontrer plusieurs acteurs, dont il retint quelques enseignements, certes parcellaires, mais qui donnent une tendance de ce que sera l’année 2012 en terme de focus, et de projets.

 

Grâce à ses sens affutés de roi des forêts, Plastic Goupil ressent une volonté des acteurs (Transporteurs, chargeurs, industriels…) à pousser des logiques de métier à des niveaux jusque-là jugés sans intérêt.

 

 

 

 

 

La crise a quelques vertus…

 

  • Poussés par les actionnaires, les clients, la hausse des matières premières, la volonté de ne pas augmenter leurs tarifs… bref, plein de raisons, les acteurs se grattent la tête pour réduire les coûts, et optimiser/industrialiser leurs process, jusque sur des sujets jugés alors subalternes ou a minima satellitaires au cœur du métier.
  • Concernant la palette, la réflexion sur la palette Echange se poursuit et  la discussion Transporteurs/Industriels/Distributeurs se met en œuvre. On envisage les moyens de rationaliser le système quitte à switcher vers un système plus maîtrisé et externalisé… Tous se grattent la tête !
  • Par ailleurs, plusieurs tendances lourdes sont en train d’émerger :
    • Réduction de coûts : oui, mais associés à d’autres valeurs.
    • Les dimensions de «Développement Durable» et de «Sécurité de manutention/Réduction de TMS» semblent être les vrais focus de l’année 2012. On en reparlera.
    • Enfin, en 2eme niveau, les logiques «d’hygiène» et de «traçabilité contenant et contenu» semblent être également au centre de certaines préoccupations. On en reparlera également.

 

Plastic Goupil vous souhaite un bon weekend.

 

Bon courage !

A vendredi.

 

 La Fable de la Palette Echange et du Transporteur : la morale de la Fable.

 

A la fin de la discussion, Plastic Goupil se tourne vers le Transporteur et lui susurre à l’oreille :

 

« Ce serait super de trouver ensemble une morale commune à cette valse à 3 temps. Qu’en penses-tu, cher Transporteur ».

 

« Tu as raison » concéda le Transporteur.

 

 

 

 

 

 

 

Ils décidèrent de rentrer dans le terrier de Plastic Goupil pour réfléchir à une conclusion finale à leur discussion. Ils devisèrent quelque temps, puis sortirent ragaillardis de leur conclave, et tinrent à peu près ce langage, en 3 temps :

 

1-    Si le transporteur n’a pas négocié un tarif spécifique pour la gestion de la palette Echange indépendamment de la prestation de transport, c’est que la prestation est globale, incluse dans le tarif global. Il sera donc très difficile d’augmenter les tarifs de prestation pour un même service déjà fourni. Pour sortir de l’impasse, appliquer le blog Transporteur n°1 et réduis tes tarifs de 1,25€ si le chargeur passe en palettes locatives.

 

2-    Si c’est le distributeur qui est ton client, alors c’est un peu plus compliqué, mais c’est possible. Vois le blog Transporteur n°2.

 

3-    Dans tous les cas, sur ce sujet des palettes Echange, il faut que nous apprenions à travailler ensemble, en transversal, en partenariat… C’est plus compliqué que de travailler seul dans son coin, mais beaucoup plus profitable…

 

La palette est un vrai outil Supply Chain, qui doit se traiter entre tous les acteurs, en particulier pour changer de système de gestion.

 

Bon courage !

A Vendredi.

 

 La Fable de la Palette Echange et du Transporteur : le cas de l’achat départ usine.

 

 

 

Suite à la proposition de Plastic Goupil, le transporteur est en pleine réflexion…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Attends Plastic Goupil, j’ai une question à te poser…» dit le transporteur. « Suppose que je sois le transporteur du distributeur qui achète départ… Comment faire alors ? »

 

« Tu as raison. C’est un peu plus sioux, mais c’est la même chose.

Tu veux dire, cher transporteur,  que le distributeur achète départ usine du chargeur, et se charge du transport au travers de ta prestation, ainsi que de l’appro de palettes Echange ?

C’est donc toi qui es en première ligne pour assurer au chargeur une disponibilité de palettes, sans lien contractuel avec le chargeur ? »

 

« Oui , exactement »

 

« Et ça se passe bien avec le chargeur ? Il a toujours ses palettes à la bonne heure et en temps utile ? » dit Plastic Goupil.

 

«  Euh… en fait, c’est là que le bât blesse », dit le transporteur.

 

« Ah bon ? » sourit amusé Plastic Goupil.

 

[ Un ange chargé de palettes bois passa d’un vol lourd ] 

 

« Oui, mon client le distributeur, a du mal à me rendre les palettes, et c’est donc moi qui suis entre le marteau et l’enclume : le chargeur ne voulant charger que sur des palettes que je lui fournis, mon client a du mal à me restituer les 33 palettes immédiatement (c’est encore pire quand il y a 70 palettes par camion).

Et on peut aller jusqu’à la crise grave, le chargeur ne voulant pas me confier ses produits tant que j’ai un compte débiteur de palettes chez lui (qui est en fait celui du distributeur), au risque de générer des ruptures en rayon. Ce qui est un comble, pour un problème de palettes», se lamente le transporteur.

«Ainsi, plus personne n’est content : mon client le distributeur, est en conflit avec son chargeur :  le chargeur réclame ses palettes, puis refuse de me confier ses produits. C’est inextricable.

Peux-tu m’aider Plastic Goupil ? »

 

« Oui, c’est un jeu à 3 : il faut suivre le même raisonnement que la semaine dernière, mais non plus avec le chargeur qui n’est pas ton client, mais avec le distributeur », dit Plastic Goupil.

« Tu vas comprendre. Tu es toujours d’accord de baisser ton coût par palette transportée de 1,00€ à 1,50€ si le chargeur passe sur palettes locatives ? »

 

« Oui. »

 

« OK. Il faut que tu saches que la majorité des distributeurs veulent privilégier la palette locative à la palette Echange, pour les raisons que tu viens de décrire. Il faut convaincre les distributeurs que passer de la palette Echange au locatif génère pour toi transporteur un gain que tu acceptes de répercuter sur le tarif de transport de la palette chargée, au profit du distributeur, puisqu’il achète départ usine. Tu me suis ? »

 

« Oui »

 

« Il faut donc convaincre le service Achats du distributeur (pas le service logistique) d’accepter d’augmenter le tarif d’achat départ de la palette chargée, du montant de ta contribution (1,00€ à 1,50€) sous condition que le chargeur passe en locatif. Cette augmentation sera compensée, pour le distributeur, par la réduction (de même montant) de coût de transport que tu lui consens en passant au locatif.

Ainsi cette économie permet de financer une partie du coût locatif qui incombera dorénavant au chargeur et éliminera tous ces petits (et gros inconvénients). Et ton client fait d’une pierre 2 coups : il assainit ses relations avec son chargeur à coût 0, et en plus il concrétise dans son périmètre un enjeu lié au coût de la palette Echange qu’on peut estimer à au moins 1,00€ à 1,20€ par palette.»

 

«Et en plus, tu deviens un héros  pour ton client, le chargeur ! » susurra Plastic Goupil à l’oreille du transporteur.  « Tu suis ? »

 

« Oui » sourit le transporteur.

 

« Ca parait compliqué, mais c’est très simple,  si tout le monde y met du sien!» dit PGO. «Mais sache que la base est de réduire ton tarif transport de 1,00€ à 1,50€ si passage au locatif. Et ça c’est ton job… »

 

« Oui. Peux-tu m’aider à mettre tout le monde autour de la table, Plastic Goupil ? »  dit le transporteur.

 

« Oui, on le fait déjà pour certains prospects/clients, et spécialement dans le cas d’un achat départ usine. Envoie moi ton chargeur… tu connais l’adresse du terrier ? »

 

« Oui, comme si c’était le mien. Merci PGO » respira le transporteur.

 

 

 La Fable de la Palette Echange et du Transporteur.

 

Un transporteur se plaignait régulièrement des coûts qui pesaient sur lui dans le cadre de la gestion de la palette Echange :

 

 

« Il n’est pas normal que nous ne puissions pas avancer sur ce dossier : il faut améliorer le système, mais pour ce faire, il faut que les chargeurs acceptent de nous payer une soulte supplémentaire pour gérer la palette Echange, car ça nous coûte une fortune. Mais ils s’y opposent ! Donc malgré les livres noirs, blancs et gris… rien ne change. Nous assumons toujours la logistique de la palette Echange à titre gracieux ! C’est insoluble… »

 

 

 

 

 

 

 

Un renard en plastique, Plastic Goupil, lui tint à peu près ce langage :

 

« Si je te comprends bien, cher transporteur, tu souhaites augmenter tes marges en augmentant tes tarifs, sans enrichir ta prestation d’un service supplémentaire ? »

 

«  Comment ça ? », rétorqua le transporteur.

 

« Oui Mr le Transporteur, dit Plastic Goupil, prenons un exemple : tu as un contrat avec un chargeur pour prendre en charge à Rennes 33 palettes Echange chargées de ses produits, à livrer à Toulouse, incluant la gestion de la palette Echange, à 26,50€ la palette livrée, par exemple. Tu acceptes le marché ? »

 

« Oui. C’est serré, mais je prends. C’est le prix du marché… »

 

« Bien, si tu l’acceptes, c’est que tu ne travailles pas à perte, et que ta marge, même minime, existe… Tu es d’accord ? » lui demanda Plastic Goupil.

 

« Oui ».

 

«  Imagine que tu reviennes vers ton chargeur/client pour lui demander d’augmenter tes tarifs des coûts liés à la logistique de la palette Echange. Au fait combien elle te coûte cette logistique-là ?» demanda Plastic Goupil.

 

«  Euh, à peu près 1,50€ par palette, plus tous les embêtements du système.» pleura le transporteur.

 

« Donc, si je comprends bien, tu demandes au chargeur d’accepter une augmentation de 1,50€ par palette, soit 4 à 5% d’augmentation, pour tes beaux yeux ? »

 

« Euh. Oui. » dit le transporteur.

 

« Et tu t’étonnes qu’il te dise NON, lui qui est pris en tenaille entre ses fournisseurs amont, et ses clients, toujours en recherche d’économie, et de réduction de coûts… »

 

« Euh… »

 

« Tu m’es sympathique, noble transporteur, je vais te donner la solution pour contenter ton chargeur, augmenter tes marges, et te soustraire à la gestion de la palette Echange, et même dans le même temps contenter le client de ton client » lui souffla Plastic Goupil.

 

« C’est pas possible. Comment peux-tu faire ? »

 

« C’est simple : tu réduis ton tarif de prestation de 1,00€ soit à 25,50€ (au lieu de 26,50€), sous condition expresse que ton chargeur passe en palettes locatives. Tu économises 1,50€, tu augmentes donc ta marge de 0,50€, et tu ne t’occupes plus de palettes à ramener chez ton chargeur, et tu te concentres donc sur ton métier. Et en sus, les clients de ton client sont heureux de ne pas avoir à gérer eux aussi la palette Echange. C’est simple, non ?
Et puis surtout, tu arrêtes de pleurer : tu communiques sur le sujet, et tu m’envoies tes chargeurs : j’ai des choses à leur dire… » lui lança Plastic Goupil.

 

« Oui, c’est vrai. C’est pas bête. C’est quoi ton téléphone, PGo ?