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 Quand nos partenaires deviennent nos collaborateurs !

 

Chez PICK-AND-GO, on continue de se partager la réflexion. Julien RONDEL, Responsable Logistique, est l’auteur de cet article.

 

Bonne lecture !

 

Olivier PAGES.

 

 

 

 

 

 

 

 

En cette période de crise économique, le moindre centime économisé a son importance. Il y a plusieurs façons d’utiliser cette économie, augmenter sa marge ou réinvestir ce centime pour en faire un avantage commercial en réduisant ses tarifs et ainsi devenir plus compétitif.

La logistique et le transport permettent de gagner ce centime qui peut faire la différence. Le levier dont je veux vous parler est comme vous l’avez compris la mutualisation des moyens. Bien trop souvent dans le métier du pooling de palettes, industriels et loueurs ont une relation de travail qui se limite à de la location pure et simple d’actifs.

Vous me direz que nous sommes là pour ça mais pouvons-nous voir plus loin ?

 

Chez PICK-AND-GO nous essayons de nous projeter dans l’avenir. Avec des contraintes économiques et environnementales qui vont être de plus en plus pesantes, la solution passera forcement par une mutualisation des moyens des principaux acteurs de la Supply Chain.

 

Comment cela fonctionne ?

 

Les industriels livrent les plateformes logistiques de la grande distribution. Les loueurs bois quant à eux récupèrent leurs palettes par le biais de leurs prestataires pour les acheminer vers des sites ou elles seront réparées. Ces palettes sont alors relivrées depuis ces sites prestataires, nous avons donc trois axes de transport :

 

  • Industriel à GD

 

  • GD à Prestataire

 

  • Prestataire à Industriel

 

PICK-AND-GO peut proposer une alternative à cela. Grâce à son modèle de rupture, basé en partie sur la résistance des palettes (moins de 1% de taux de casse) nous pouvons relivrer directement nos clients depuis les plateformes logistiques de la GD.

La mutualisation des moyens Industriel / PICK-AND-GO / Transporteur prend alors tout son sens. En effet les industriels et PICK-AND-GO peuvent proposer à un même transporteur un axe aller-retour Industriel à GD et GD à Industriel.

 

Mais quels sont alors les avantages que peut tirer notre trio Industriel / PICK-AND-GO / Transporteur de cette opportunité ?

 

  • Le transporteur bénéficie de frets aller-retour pour ses camions, sans avoir à se poser la question du rechargement, avec une rentabilité maximale.

 

  • L’industriel et PICK-AND-GO peuvent obtenir du transporteur des tarifs bien plus intéressants en mettant en avant l’intérêt pour ce dernier d’obtenir le dossier aller-retour.

 

  • Enfin notre trio peut construire ainsi une collaboration « win-win » stable et pérenne avec pour chacun une connaissance parfaite des contraintes de tous les acteurs de la Supply Chain.

 

Voilà donc un levier parmi tant d’autres qui prouve l’intérêt de travailler ensemble. Pourquoi s’en priver ?

 

Bon courage !

A Vendredi.

 Impact CO2 comparé Palettes Echange et Palettes Locatives.

 

 

Je voudrais revenir sur l’éternel débat sur la Palette Echange vs Palette Locative (Bois ou Plastique).

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs enseignes GMS Alimentaires sont en pleine réflexion sur l’objectivation des facteurs-coûts liés aux différents supports palettes :

  • 2 grands noms de la distribution testent plusieurs supports bois et plastique dans le cadre de leurs flux de préparation de commandes
  • Un autre très grand nom de la distribution alimentaire, prenant en compte le surcoût lié à l’utilisation de palettes Echange dans ses flux amont, étudie la possibilité de passage sur palettes Echange des flux provenant de ses industriels MDD.

 

Le sujet est d’ailleurs également suivi par des structures non marchandes, comme l’Observatoire Régional des Transports Auvergne, qui a réalisé une très intéressante étude sur « l’Impact des Modes de Gestion des Supports-Palettes sur le Développement Durable ».

Cette étude compare en particulier les systèmes Echange et Locatif et leurs impacts CO2 respectifs.

 

C’est d’autant plus intéressant que cette étude comparative Echange vs Locatif n’a, à ma connaissance, jamais été réalisée.

 

Un résumé de l’étude est téléchargeable en suivant ce lien :

 

http://www.transport-auvergne.com/ort/menu_gauche/etudes_et_publications/travaux_de_l_ort

 

Ils sont forts ces Auvergnats !

 

Bon courage !

A Vendredi.

 

 La Structure de Coûts d’une Rotation Palette.

 

 

 

La structure de coûts est un facteur que PICK-AND-GO a déjà abordé dans son livre blanc. Le principe est assez simple, mais mérite qu’on y revienne…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout part de la structure de coûts d’une rotation palette (voir ci-dessous).

 

 

 

Ca parait un peu compliqué, mais on va simplifier.

 

Cette cheminée de coûts fournit la répartition par « poids » de « chaque nature de coûts »  composant le coût complet d’une rotation bois ou plastique. Et cela tout d’abord pour 4 rotations par an (eaux minérales, liquides), puis pour 8 rotations par an (produits frais et ultra-frais).

La comparaison entre la rotation bois et la rotation plastique permet d’aboutir à plusieurs conclusions :

 

  • Le poids du coût de la palette est bien moindre dans la rotation bois que plastique (rotation 4) : 31% vs 8,55% (pavé vert).
  • Ce poids diminue au fur et à mesure que le nombre de rotations augmente (rotation 8).

 

Ce phénomène est lié au fait que la dotation d’amortissement est une charge fixe annuelle. Plus la palette (donc le produit transporté) assure de rotations dans l’année, plus la part par rotation du coût de l’actif se réduit. Si le coût complet de la rotation bois et plastique est équivalent (environ 3,00€) pour 4 rotations par an, augmenter la rotation de l’actif (produits laitiers par exemple) change la donne : la rotation plastique devient alors moins coûteuse que la rotation bois (8 rotations par an).

 

Ce qui veut dire concrètement que si votre objectif est de transporter des produits à faible rotation, < à 3 rotations par an, voire de les stocker de façon quasi-permanente, mieux vaut envisager la palette bois.

Si par contre, vos produits « tournent » plus vite que 4 rotations par an, alors le plastique s’impose…

Entre les 2, il faut voir…

 

C’est une des raisons pour lesquelles nous pensons chez PICK-AND-GO, que progressivement, la palette Echange sera remplacée dans le secteur des produits frais/ultra frais par la location de palette plastique. Et pas uniquement dans les produits frais…

 

Vous voyez, ce n’était pas si obscur que ça !

 

Bon courage !

A vendredi.

 Quel type de palettes choisir ? Palettes Echange, Palettes Locatives Bois/Plastique/Carton, Palettes Perdues ? (partie 9)

Le nombre de rotations par an de la palette (rotations des produits).

 

 

 

C’est un facteur que PICK-AND-GO a déjà abordé dans son livre blanc. Le principe est assez simple, mais mérite qu’on y revienne…

 

 

 

 

 

 

 

Tout part de la structure de coûts d’une rotation palette (voir ci-dessous).

 

 

 

Ca parait un peu compliqué, mais on va simplifier.

 

Cette cheminée de coûts fournit la répartition par « poids » de « chaque nature de coûts »  composant le coût complet d’une rotation bois ou plastique. Et cela tout d’abord pour 4 rotations par an (eaux minérales, liquides), puis pour 8 rotations par an (produits frais et ultra-frais).

La comparaison entre la rotation bois et la rotation plastique permet d’aboutir à plusieurs conclusions :

 

  • Le poids du coût de la palette est bien moindre dans la rotation bois que plastique (rotation 4) : 31% vs 8,55% (pavé vert).
  • Ce poids diminue au fur et à mesure que le nombre de rotations augmente (rotation 8).

 

Ce phénomène est lié au fait que la dotation d’amortissement est une charge fixe annuelle. Plus la palette (donc le produit transporté) assure de rotations dans l’année, plus la part par rotation du coût de l’actif se réduit. Si le coût complet de la rotation bois et plastique est équivalent (environ 3,00€) pour 4 rotations par an, augmenter la rotation de l’actif (produits laitiers par exemple) change la donne : la rotation plastique devient alors moins coûteuse que la rotation bois (8 rotations par an).

 

Ce qui veut dire concrètement que si votre objectif est de transporter des produits à faible rotation, < à 3 rotations par an, voire de les stocker de façon quasi-permanente, mieux vaut envisager la palette bois.

Si par contre, vos produits « tournent » plus vite que 4 rotations par an, alors le plastique s’impose…

Entre les 2, il faut voir…

 

C’est une des raisons pour lesquelles nous pensons chez PICK-AND-GO, que progressivement, la palette Echange sera remplacée dans le secteur des produits frais/ultra frais par la location de palette plastique. Et pas uniquement dans les produits frais…

 

Vous voyez, ce n’était pas si obscur que ça !

 

Bon courage !

A vendredi.

 Quel type de palettes choisir ? Palettes Echange, Palettes Locatives Bois/Plastique/Carton, Palettes Perdues ? (partie 7)

Le sujet du type de palettisation.

 

Cela concerne le sujet épineux de la palette socle, mais aussi des palettes intermédiaires, dont le nombre ne cesse de croître.

 

En effet, et en particulier lorsque les flux sont réputés tendus (par exemple les Produits Frais ou Ultra Frais), les enseignes GMS demandent à séparer chaque couche de produits, d’une palette intermédiaire appelée palette couche.

 

 

 

Il n’est donc pas rare de voir par palette socle, 1, 2, 3 voire 4 palettes intermédiaires.

 

Cela génère plusieurs conséquences :

  • Un nombre considérable de palettes par chargement. Sur une base de 33 palettes socle, il n’est pas rare de voir plus de 100 voire 120 palettes par livraison.
  • Une responsabilité accrue des transporteurs dans le cadre de leur gestion de la palette Echange.

 

Même si les volumes GMS sont stables, le nombre de références croissent et vont continuer à croitre de 3 à 4% par an. Ce qui laisse présager, une augmentation du phénomène des palettes intermédiaires, et de leur nombre par livraison.

 

Quel impact sur le choix de la palettisation ?

  • Les transporteurs refusent de plus en plus de gérer un tel nombre de palettes par livraison : gérer 33 palettes par livraison, passe encore ; mais en gérer 100 à 120, le sujet n’est plus le même… La responsabilité est accrue, les coûts également…
  • Côté chargeur, à ce niveau de volumes de palettes, l’optimisation logistique est nécessaire : « On transporte plus de bois que de produits » dixit un industriel. Le rôle du transporteur dans sa gestion de la palette Echange devient crucial. Le locatif reprend l’avantage sous ce schéma, si tant est qu’il puisse optimiser ses coûts, en particulier dans le cadre du secteur des Produits Frais/Ultra Frais.

 

C’est là que le locatif carton ou plastique a son rôle à jouer, en concurrence avec la palette Echange.

 

On se retrouve le vendredi 24 Août.

 

Bonnes Vacances !

 

 Quel type de palettes choisir ? Palettes Echange, Palettes Locatives Bois/Plastique/Carton, Palettes Perdues ? (partie 3)

La nature des produits transportés.

 

Lorsque vous étudiez la répartition des systèmes de service-palettes par rapport à la nature des produits transportés, il y a quelques constats qui sautent aux yeux :

 

 

 

 

  • Tout d’abord, quand on n’a pas le choix, le service locatif s’impose. Je pense aux formats 1000/1200, 600/800 et 600/1000.
  • Concernant le format 800/1200, le choix étant plus large, l’analyse est intéressante. Plusieurs possibilités s’offrent à vous, en considérant la palette socle :
    • 800/1200 Echange
    • 800/1200 Locatif Bois
    • 800/1200 Locatif Plastique
  • En règle générale et si on élimine la palette plastique locative, nouvelle entrée dans le marché, la répartition se fait entre la palette locative bois et la palette Echange.
  • Si on souhaite rester simple, et pour abréger, on peut dire que les produits frais ont les yeux de Chimène pour la palette Echange, alors que les autres produits, sont attirés soit par la palette Echange soit par la palette locative.


Pourquoi Produits Frais/Ultra Frais riment-ils avec Palettes Echange ?

 

C’est assez simple.

 

A structure de distribution équivalente, les produits à DLC faible (soit ceux qui imposent un taux de rotation rapide aux palettes) sont naturellement attirés par la palette Echange, alors que les produits à plus faible rotation, tombent dans les filets de la palette locative.

 

Pourquoi ?

 

Pour 2 raisons principales :

  • Plus la durée d’immobilisation est faible, plus le stock outil à acquérir par l’industriel est faible, plus les coûts sont faibles, plus la palette Echange est financièrement intéressante pour l’industriel.
  • La structure de coûts d’une rotation de palette locative est très peu sensible au taux de rotation. En clair, il y a peu de différence entre le coût d’une rotation pour de l’eau minérale, et pour des yaourts.

Le choix est donc simple : Evian choisit la palette locative (si 800/1200), et Danone Produits Frais, la palette Echange.

 

Puis d’autres facteurs rentrent en jeu, souvent à moindre impact que le type de produits (donc le taux de rotation).

 

Donc, les Produits Frais/Ultra Frais sont condamnés, pour l’éternité, à la palette Echange ?

 

Pas sûr ! Il faut trouver un modèle locatif sensible au taux de rotation. Ça existe…

 

Bon courage !

A vendredi.

 

 Palette Echange ou Palette Locative? Palette Bois ou Palette Plastique?

PICK-AND-GO est de plus en plus souvent appelé, pour aider soit des industriels ou des distributeurs, dans la  réflexion qu’engagent leurs services logistiques, sur la remise en cause du système « palettes » actuellement en service dans leur structure.

 

Cette réflexion « en amont » est la preuve que le choix entre les différentes possibilités offertes par le marché, n’est aujourd’hui pas aussi immédiat que par le passé.

 

 

 

Par ailleurs, plus la réflexion se met en place en amont, plus les chances sont grandes de choisir le système le plus adapté aux caractéristiques spécifiques de la situation.

 

Certaines sociétés de conseil, spécialisées en Logistique/Supply Chain, font d’ailleurs du sujet « palettes », un des axes de conseil, devenant sinon stratégiques, au moins importants dans la panoplie de services offerts à leur clients.

 

De plus, la période se prête,  nous l’avons déjà dit,  à la remise en cause des systèmes de grand-papa… La palette ne saurait être un cas à part.

 

Car les solutions offertes sont nombreuses. En voici quelques-unes, par exemple pour le format 800/1200 :

  • Palette Echange
  • Palette locative bois (pooling ouvert)
  • Palette locative plastique (pooling ouvert)
  • Palette locative bois (pooling fermé)
  • Palette locative plastique (pooling fermé)
  • Location financière palette bois (sans services logistiques)
  • Location financière palette plastique (sans services logistiques)
  • Palettes perdues (bois, carton, plastique)

 

Mais aussi, des questions du type : « Que pourrais-je attendre de l’introduction de la RFID au niveau du site industriel, du dépôt logistique, des magasins ? » se posent.

 

Ces solutions doivent être envisagées à la lumière de vos objectifs visés, qui sont par expérience, fondamentalement différents d’une entreprise à l’autre : réduction de coûts, qualité de service, développement durable, qualité du support, ajout de nouvelles fonctionnalités.

 

Dans les semaines qui viennent, nous essaierons de formaliser les conditions favorables et rédhibitoires à l’adoption d’un système plutôt qu’un autre.

 

Entre temps, n’hésitez pas à venir vers nous. Nos chromosomes de prestataires B to B, associés à nos expériences dans le bois locatif, nous poussent à vous conseiller le système le plus adapté à vos caractéristiques. Votre satisfaction est notre plus belle récompense.

 

Bon courage ! Bon week-end de Pentecôte !

A Vendredi.

 

 

 Palette Echange et Palette Locative.

Un des sujets de conversation les plus partagés du SITL entre loueurs, prestataires logistiques et transporteurs, fut celui du choix de certains distributeurs GMS de mettre en œuvre des actions visant à réduire le nombre de palettes Echange dans leur périmètre.

 

Ce débat bute toujours sur la question redondante « Comment financer l’écart de tarif existant entre le locatif et le coût apparent pour l’industriel de la palette Echange ?».

 

 

 

 

 

Ce sujet a déjà été abordé lors de nos précédents blogs. Mais il est intéressant de rafraîchir les mémoires, surtout à une époque où le sujet devient brûlant…

 

Les fondamentaux sont les suivants :

  • La palette Echange coûte cher aux enseignes : entre 1,20€ et 1,50€ par rotation. Ce qui implique que tout produit sous palette Echange devrait voir son tarif réévalué de l’ordre de 1,00€ à 1,50€ au niveau des acheteurs GMS. Cela commence à arriver…
  • Pour l’industriel, le coût direct de la palette Echange est de l’ordre de 0,50€ à 1,00€ par palette, en fonction des configurations logistiques : localisation site industriel…
  • Côté transporteur, le bilan commence à être fait : il est a minima de 1,20€ à 1,60€ par palette, le transporteur supportant à la fois la majorité des coûts, et la place peu enviable entre le marteau (l’industriel qui exige des palettes de qualité) et l’enclume (le distributeur qui a souvent du mal à les restituer).

 

En bref, il faut que la rotation locative soit positionnée à un tarif équivalent à 2,20€ et 2,60€ pour pouvoir atteindre 2 objectifs :

  • Ne pas générer de surcoût par rapport au coût apparent « industriel + transporteur »
  • Permettre à la GMS, client de l’industriel, de concrétiser un enjeu de l’ordre de 1,20€ à 1,50€ par palette sur son périmètre. Cette perspective commence à intéresser les enseignes très sincèrement…

 

C’est tout à fait possible si on solutionne le sujet de la négociation avec le transporteur concernant la réduction de son tarif s’il y a passage au service de palette locative…

 

C’est très simple : quel que soit le système en œuvre (facturation de la prestation à part ou incluse dans le tarif transports) rien ne peut s’opposer à une réduction de tarif a minima de 1,00€ sous le raisonnement suivant : moi, client, vous permets de réduire vos coûts (en passant au locatif), je dois donc bénéficier de cette réduction de tarif « Transports », la marge « transporteurs » étant la même en valeur (et a cru en % par baisse de 1,20€ des charges).

 

Cela étant dit, et de notre point de vue, la mise en œuvre de ce switch va s’intensifier en 2012 !

Parlons-en !

 

Bon courage !

A vendredi.

 

 Standard ou Innovation (dernière partie).

Pour être complet sur le sujet de l’arbitrage entre innovation et standard, le cas de la location de palettes en UK est un vrai exemple où le choix a dû été fait, dans le début des années 2000 par les chargeurs et distributeurs :

 

  • Soit de rester avec le leader bleu, avec tous les avantages liés à une couleur unique
  • Soit de donner sa chance à un challenger, quitte à complexifier à la fois la tâche des distributeurs et des industriels.

 

Pour des raisons liées à la recherche de compétition sur ce secteur, la 2ème solution a été privilégiée par les chargeurs et distributeurs, et je pense que la FMCG Supply Chain « in the UK » n’a pas eu à s’en plaindre.

 

Nous sommes un peu en France dans le même cas de figure avec la palette locative plastique.

J’y vais ou j’y vais pas ?…

 

La différence réside dans le fait que la complexité créée par ce nouvel entrant ne sera que provisoire, le temps d’être accepté par l’ensemble de la GMS (ce qui est le cas en très grande partie). Ensuite les enjeux dégagés combleront largement le résiduel de complexité, si il y a.

 

Alors dans cette période de confrontation France vs Royaume Uni, autour du ballon ovale, pratiquons l’ouverture et le contre-pied, pour le bien de notre industrie nationale.

 

Bon courage !

A vendredi.

 

 Modèle Economique et Intégration loueur / producteur.

Une des conséquences vertueuses de la crise est de nous obliger à pousser la logique de nos métiers au bout de ses possibilités. En effet, la période qui s’annonce sera beaucoup moins « vaches grasses » que les 10 dernières années.

 

Si on veut vraiment faire la différence sur le marché, ou même conserver ses positions, on se doit d’avoir conçu nos modèles économiques à des niveaux de résistance beaucoup plus forts que durant les périodes de vaches grasses. Et d’avoir répondu juste à l’ensemble des éléments constitutifs du modèle économique…

 

En clair, faut pas se tromper !

 

 

1. Quelle est la traduction pratique dans le métier de PICK-AND-GO ?

Plusieurs questions de prospects m’ont interpellé récemment, et illustrent bien l’influence de la nature du support-palette dans des décisions stratégiques influençant le modèle économique lui-même.

 

Soyons plus clairs !

 

La question est simple : Pourquoi avez-vous intégré, dans le groupe PICK-AND-GO/ERYPLAST, la production de la palette ? Et pourquoi PICK-AND-GO ne s’appuie-t-il pas sur des producteurs extérieurs comme le font les loueurs de palettes bois ?

En clair pourquoi produisez-vous vous-même la palette PICK-AND-GO ?

La question est pertinente… voyons la réponse.

 

  • Locatif Palettes Bois

Dans le cas du service locatif bois, le loueur est face à un marché de la palette bois caractérisé par une multitude de fournisseurs/producteurs de palettes, avides de volumes. Le secteur est très peu concentré, et très concurrentiel, et le format de la palette est standard : ce n’est pas faire injure aux 3 loueurs, que de dire que leur palette est très proche voire identique.

L’intérêt du loueur est de tirer profit de la situation, faire jouer la concurrence, et négocier le meilleur prix. Cette organisation de l’offre joue en faveur de la demande (le loueur) d’autant plus qu’elle permet de réduire les marges des producteurs par mise en concurrence dure des scieries.

Ce qui explique les caractéristiques du secteur bois : gros volumes et faibles marges. Les loueurs bois n’ont donc aucun intérêt à intégrer dans leur métier la production de leur pool de palettes. Le seul loueur l’ayant fait, pour des raisons historiques est IPP LOGIPAL, leur actionnaire étant lui-même producteur de palettes bois.

 

  • Locatif Palettes Plastique PICK-AND-GO

Dans le cas du service PICK-AND-GO, le schéma est bien différent : le design de notre palette est unique, réalisé par ERYPLAST, avec 2 moules et 2 machines dédiés à PICK-AND-GO. Le choix de la matière première recyclée est crucial dans l’obtention des résistances et longévité souhaitées.

La technologie impose un moule spécifique par format : ce n’est pas le paramétrage de la machine, comme dans le bois, qui permet quasi instantanément d’assurer un changement rapide de format sur machine.

En clair, le loueur (PICK-AND-GO) est plus dépendant techniquement de son fournisseur (ERYPLAST).

 

De plus, le secteur de l’offre est bien différent : les volumes produits en plastique sont 20 fois moindre environ que ceux des palettes bois… Nous ne sommes pas actuellement dans une industrie de volumes.

En fait, le secteur de l’offre est à l’inverse de celui du bois : petits volumes, mais marges plus fortes. C’est un modèle qui favorise l’intégration producteur/loueur, à la fois pour assurer des intérêts communs entre le producteur (ERYPLAST) et son client (PICK-AND-GO) mais aussi, sur un plan financier pour profiter et consolider des marges dégagées sur la palette elle-même. Cette intégration solidifie l’ensemble et garantit aux clients de PICK-AND-GO, une sécurité d’approvisionnement et la pérennité de l’offre PICK-AND-GO, mais aussi l’attractivité du modèle pour les financiers, donc sa pérennité.

 

 

 

2. Exemples Pratiques

  • Notre producteur/actionnaire (ERYPLAST) accepte de nous maintenir un stock permanent de plus de 15.000 palettes pour les besoins ponctuels de PICK-AND-GO, et ainsi assurer des pointes saisonnières de nos clients et une réactivité sans faille. C’est un facteur de stabilité du modèle au profit du marché des industriels utilisateurs de palettes.
  • Nous sommes déjà à notre 2ème version modifiée du format EUROGREEN 800/1200, qui comporte des améliorations en matière de résistance à la casse, empilement…  Nous étudions la 3ème version, bénéficiant du retour d’expérience de nos presque 18 mois d’activité.

 

Allez demander une telle implication à un fournisseur classique, en particulier, en démarrage d’activité… je vous souhaite bien du plaisir ! …

Dans notre cas, l’intégration producteur/loueur a donc du sens contrairement au locatif bois.

 

C’est drôle. Comme quoi, à une question, il n’y a pas toujours qu’une seule réponse valable ! …

Mais ce qui est sûr, c’est que dans les périodes actuelles, mieux vaut avoir les bonnes !

 

Bon courage !

A vendredi .