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 Industrie des Produits Frais : de l’Echange au Locatif Plastique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 3 ans de retour d’expérience, PICK-AND-GO a acquis un certain nombre de certitudes que je souhaiterais vous faire partager brièvement.

Commençons cette semaine par une des plus flagrantes :

 

L’industrie des produits frais et ultra-frais passera prochainement à la palette plastique locative.

 

Nous en sommes persuadés aujourd’hui.

Je ne reviendrai pas sur les motivations de ce crédo…Mais je persiste et signe, et plus encore aujourd’hui qu’hier.

 

Le mouvement est déjà engagé…

Parlons en.

 

 

 

Bon courage.

A vendredi.

 

 Impact CO2 comparé Palettes Echange et Palettes Locatives.

 

 

Je voudrais revenir sur l’éternel débat sur la Palette Echange vs Palette Locative (Bois ou Plastique).

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs enseignes GMS Alimentaires sont en pleine réflexion sur l’objectivation des facteurs-coûts liés aux différents supports palettes :

  • 2 grands noms de la distribution testent plusieurs supports bois et plastique dans le cadre de leurs flux de préparation de commandes
  • Un autre très grand nom de la distribution alimentaire, prenant en compte le surcoût lié à l’utilisation de palettes Echange dans ses flux amont, étudie la possibilité de passage sur palettes Echange des flux provenant de ses industriels MDD.

 

Le sujet est d’ailleurs également suivi par des structures non marchandes, comme l’Observatoire Régional des Transports Auvergne, qui a réalisé une très intéressante étude sur « l’Impact des Modes de Gestion des Supports-Palettes sur le Développement Durable ».

Cette étude compare en particulier les systèmes Echange et Locatif et leurs impacts CO2 respectifs.

 

C’est d’autant plus intéressant que cette étude comparative Echange vs Locatif n’a, à ma connaissance, jamais été réalisée.

 

Un résumé de l’étude est téléchargeable en suivant ce lien :

 

http://www.transport-auvergne.com/ort/menu_gauche/etudes_et_publications/travaux_de_l_ort

 

Ils sont forts ces Auvergnats !

 

Bon courage !

A Vendredi.

 

 TCO : Total Cost of Ownership, nouveau vecteur de choix de support palette. Palette Echange ou Palette Locative ?

 

C’est toujours bien de s’apercevoir en fin de semaine que certains gros acteurs, cœur de votre cible, mettent en œuvre des changements dans leur organisation, cohérents avec votre credo.

 

Ça peut contribuer à vous faire passer un bon weekend !

 

 

PICK-AND-GO dit et écrit depuis maintenant plus de 2 ans, que la palette plastique a son rôle à jouer sur tous les flux, en particulier GMS, à forte rotation. Je vous renvoie pour la forme à notre blog de la semaine dernière.

Par chance  cette semaine, ai eu des contacts avec 3 grands acteurs de la GMS (alimentaire ou pas) qui envisagent d’utiliser la palette plastique dans leur flux aval, pour des raisons à la fois économiques et liées aux caractéristiques du support. Leur constat rejoint le nôtre.

 

C’est très novateur dans un monde où la palette bois est la règle depuis 50 ans !

 

Certains n’hésitent d’ailleurs pas à calculer le Total Cost of Ownership (TCO) pour expliquer l’avantage du support plastique qui coûte plus cher à l’achat, mais beaucoup moins à l’usage. Ce qui au total, rend la rotation plus économique que la rotation bois (Palette Locative ou Palette Echange). Sans compter tous les avantages du support lui-même…

 

Et le plus étonnant, est que l’un d’entre eux est concerné par des rotations de l’ordre de 4 par an. C’est loin d’être très rapide, et pourtant, le choix du plastique commence à s’imposer, pour des raisons liées au fameux TCO !

 

C’est bien et c’est rassurant pour le panier de la ménagère !

 

Ça prouve aussi que ce blog ne dit pas toujours que des bêtises…

 

Bon courage !

A Vendredi.

 

 Quel type de palettes choisir ? Palettes Echange, Palettes Locatives Bois/Plastique/Carton, Palettes Perdues ? (partie 11)

 Parlons un peu de la structure de distribution.

 

C’est très simple… Plus il y a de points de distribution, moins il y a de palettes à collecter par point de distribution.

C’est normal.

Plus c’est compliqué de les collecter.

 

 

 

 

 

 

 

 

En effet, affréter un camion pour faire le tour des popotes pour ramasser 3, puis 5, puis 4 palettes par arrêt, ce n’est pas très économique…

Il faut pas mal d’arrêts pour faire un camion complet et rentrer au dépôt. Alors, quand c’est le transporteur qui s’en charge, en retour de livraison, c’est loin d’être idiot… c’est le gros avantage de la palette Echange ! En effet, le transporteur cale ses palettes sous son camion, et passe à la livraison suivante. Brillant, économique… c’est la beauté du système Echange, pour des petits volumes !

 

Mais quand l’industriel vend à 90% pour la GMS où les flux sont concentrés, les choses changent. Pour une enseigne comme Leclerc, ce sont moins de 50 points de collecte pour près de 20 millions de palettes qui transitent. L’optimisation passe par une collecte, évidemment par camion complet, affrété pour l’occasion. C’est là que le locatif joue à plein son rôle !

A contrario, la gestion de la palette Echange impose au transporteur d’affréter un camion pour l’occasion et livrer par camion complet des actifs, pour lequel il n’est pas rémunéré ou pas toujours, laissant l’industriel voire le distributeur, le critiquer sur la qualité de la palette, sur laquelle il n’a aucune prise… Dure vie que la sienne !

 

Dans ce cas, c’est la prestation locative qui est évidemment la plus adaptée… Alors que 50% des palettes arrivant dans la GMS sont des palettes Echange !

 

Vous avez dit… bizarre ?!

 

A suivre.

 

Bon courage !

A vendredi.

 

 Quel type de palettes choisir ? Palettes Echange, Palettes Locatives Bois/Plastique/Carton, Palettes Perdues ? (partie 7)

Le sujet du type de palettisation.

 

Cela concerne le sujet épineux de la palette socle, mais aussi des palettes intermédiaires, dont le nombre ne cesse de croître.

 

En effet, et en particulier lorsque les flux sont réputés tendus (par exemple les Produits Frais ou Ultra Frais), les enseignes GMS demandent à séparer chaque couche de produits, d’une palette intermédiaire appelée palette couche.

 

 

 

Il n’est donc pas rare de voir par palette socle, 1, 2, 3 voire 4 palettes intermédiaires.

 

Cela génère plusieurs conséquences :

  • Un nombre considérable de palettes par chargement. Sur une base de 33 palettes socle, il n’est pas rare de voir plus de 100 voire 120 palettes par livraison.
  • Une responsabilité accrue des transporteurs dans le cadre de leur gestion de la palette Echange.

 

Même si les volumes GMS sont stables, le nombre de références croissent et vont continuer à croitre de 3 à 4% par an. Ce qui laisse présager, une augmentation du phénomène des palettes intermédiaires, et de leur nombre par livraison.

 

Quel impact sur le choix de la palettisation ?

  • Les transporteurs refusent de plus en plus de gérer un tel nombre de palettes par livraison : gérer 33 palettes par livraison, passe encore ; mais en gérer 100 à 120, le sujet n’est plus le même… La responsabilité est accrue, les coûts également…
  • Côté chargeur, à ce niveau de volumes de palettes, l’optimisation logistique est nécessaire : « On transporte plus de bois que de produits » dixit un industriel. Le rôle du transporteur dans sa gestion de la palette Echange devient crucial. Le locatif reprend l’avantage sous ce schéma, si tant est qu’il puisse optimiser ses coûts, en particulier dans le cadre du secteur des Produits Frais/Ultra Frais.

 

C’est là que le locatif carton ou plastique a son rôle à jouer, en concurrence avec la palette Echange.

 

On se retrouve le vendredi 24 Août.

 

Bonnes Vacances !

 

 Quel type de palettes choisir ? Palettes Echange, Palettes Locatives Bois/Plastique/Carton, Palettes Perdues ? (partie 5)

Le sujet du secteur de destinataire de la palette : GMS ou RHF.

 

L’approche est assez simple.

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque les volumes sont concentrés sur un nombre faible de points de destinataires, comme la GMS alimentaire, où en règle générale, les poolers collectent en Centrales/Plateformes, la location de palettes est plus efficace.

 

Pourquoi ?

 

Car la collecte sur des points limités de grandes masses de palettes se fait en camions complets par le loueur, dans des conditions excellentes d’optimisation logistiques.

 

Dans le cas de volumes plus restreints avec de nombreux points de destination, la palette Echange se défend. En effet, récupérer en retour quelques palettes, se fait plus facilement par le transporteur, dans le cas de palettes disséminées un peu partout sur le territoire. Ce qui est souvent le cas de la Restauration Hors Foyer.

 

En bref, plus les volumes sont concentrés et volumineux par point de collecte, plus le service locatif est adapté.

Plus les points sont nombreux et le nombre de palettes faible par point, plus le service Echange est cohérent.

 

Ce qui veut dire, que dans le cas de la GMS alimentaire, le service locatif est plus adapté pour des raisons d’optimisation logistique.

 

Bon courage !

A vendredi.

 Quel type de palettes choisir ? Palettes Echange, Palettes Locatives Bois/Plastique/Carton, Palettes Perdues ? (partie 2)

Le sujet du ratio CA transporté par palette.

 

 

J’ai oublié un domaine qui conditionne de façon quelquefois contradictoire (nous le voyons plus loin), le choix de type de service-palette. Je veux parler du CA produit par palette. En gros, nous pensons que transporter du saumon fumé ou du papier toilette, peut influer sur le type de support.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bizarrement, et c’est le côté contradictoire du sujet, nous avons trouvé plus souvent des produits « peu valorisés » (moins de 200€ par palette) à destination de la GMS, sur des services locatifs que sur de la palette Echange ou perdue, que des produits «  très onéreux » (plusieurs milliers d’euros par palette) qui sont souvent sur palettes Echange réputées moins onéreuses, mais de qualité de service plus approximatif.

 

La logique voudrait que les produits les plus coûteux utilisent le système le plus externalisé, car pouvant  amortir le service le plus onéreux au vu du ratio coût palette par € transporté.

 

Ce n’est pas le cas. Pourquoi ?

 

Plusieurs raisons expliquent cette contradiction :

 

  • Pour réaliser 100 M€ de CA p.a, il faut 40.000 palettes p.a pour des produits à 2 500€ par palette, il en faut 660.000, pour des produits à 150€ par palette. Dans le dernier cas, avec ces niveaux de volume, vous vous devez d’être industriel dans l’ensemble du process. Aucun risque ne peut être pris quant à la capacité de l’unité industrielle à délivrer le produit en temps et en heure. La contrepartie à ce besoin d’externalisation est la nécessité de « férocité » dans la gestion des coûts de prestation locative. C’est le cas des industriels « Tissue » qui sont de vrais connaisseurs des structures de coûts d’une rotation locative.
  • Une autre raison de ce choix apparemment contradictoire est la différence de structure de distribution. Une des raisons d’être de la palette Echange est de s’adapter mieux que le locatif à de nombreux clients/destinataires à faible volume. On y reviendra. C’est plutôt plus le cas du saumon ou des téléphones portables que du papier toilette !

 

Bon courage !

A vendredi.

 

 Standard ou Innovation (dernière partie).

Pour être complet sur le sujet de l’arbitrage entre innovation et standard, le cas de la location de palettes en UK est un vrai exemple où le choix a dû été fait, dans le début des années 2000 par les chargeurs et distributeurs :

 

  • Soit de rester avec le leader bleu, avec tous les avantages liés à une couleur unique
  • Soit de donner sa chance à un challenger, quitte à complexifier à la fois la tâche des distributeurs et des industriels.

 

Pour des raisons liées à la recherche de compétition sur ce secteur, la 2ème solution a été privilégiée par les chargeurs et distributeurs, et je pense que la FMCG Supply Chain « in the UK » n’a pas eu à s’en plaindre.

 

Nous sommes un peu en France dans le même cas de figure avec la palette locative plastique.

J’y vais ou j’y vais pas ?…

 

La différence réside dans le fait que la complexité créée par ce nouvel entrant ne sera que provisoire, le temps d’être accepté par l’ensemble de la GMS (ce qui est le cas en très grande partie). Ensuite les enjeux dégagés combleront largement le résiduel de complexité, si il y a.

 

Alors dans cette période de confrontation France vs Royaume Uni, autour du ballon ovale, pratiquons l’ouverture et le contre-pied, pour le bien de notre industrie nationale.

 

Bon courage !

A vendredi.