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 Petit Rappel Technique : le TCO (Total Cost of Ownership) !

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2014.11.10 Photo 79

Bonjour à tous !

Comment le TCO (Total Cost of Ownership) peut permettre de changer de modèle économique : l’exemple de la palette locative.

Modèle de rupture : l’analyse des coûts par le Total Cost of Ownership (TCO) permet de remettre en cause les modèles économiques traditionnels.
Un exemple : le service de location de palette à destination des IAA et GMS où le plastique recyclé devient une alternative au bois pour des raisons de coût d’usage.

Connaissez-vous le TCO ?
Sous ce verbiage très anglo-saxon, se cache une véritable machine de guerre à inventer des modèles économiques de rupture… et, de plus, très simple à utiliser. Le Total Cost of Ownership, c’est le bon vieux coût complet ou coût global d’utilisation.

En règle générale, et sans trop entrer dans les détails, le TCO d’un produit / service se compose de :

  • son coût d’acquisition,
  • son coût de propriété (utilisation et maintenance),
  • son coût de démantèlement (ou de retrait de service).

Considérant que nous ne devrions maintenir uniquement les coûts qui créent de la valeur pour le client, le TCO est également une base de réflexion pour appliquer le filtre :

  • ce coût crée-t-il de la Valeur Ajoutée ?
  • si non, comment puis-je le réduire voire le supprimer ?

Comme chacun le sait, il est plus facile de réduire la part de non-valeur ajoutée dans un service ou un produit que d’augmenter directement la Valeur Ajoutée. Par exemple, à partir d’une structure de coûts comportant initialement 50% de coûts sans Valeur Ajoutée, et 50% de Valeur Ajoutée, si je réduis de 50% ma Non-Valeur Ajoutée, j’augmente mécaniquement de 34% ma part de Valeur Ajoutée :

(0,5/ (0,5 +0,5/2)) – 0.5)) / 0,5= (0,5/0,75 -0,5) / 0,5 soit 0,17/ 0,50 = + 34%

Last but not least, cette approche permet de remettre en cause les modèles économiques traditionnels et de nourrir des modèles de rupture plus performants, qui peuvent s’avérer plus vertueux que l’ancienne école.

Prenons l’exemple d’un métier traditionnel de service caractérisé par de gros volumes et un poids important du prix pratiqué dans la décision d’achat du client.
Je veux parler du service de la location / gestion de palettes bois pour l’industrie Alimentaire.

Si vous êtes un industriel de l’agro-alimentaire en France et que votre marché est la GMS (Grande Distribution), vous avez deux solutions pour transporter vos produits sur palettes vers vos clients, toutes deux en bois : l’Echange bois et le Locatif bois. Le système locatif représente environ 50% du marché français (300 à 400 Mi€uros) du service « palettes » vers la GMS.

Le système est simple :

  • Chaque opérateur (pooler) a son pool de palettes peint à sa couleur, soit bleu, rouge ou marron.
  • Son client est l’industriel à qui le pooler livre par camion complet les palettes bois nécessaires à la production.
  • L’industriel expédie par son transporteur le couple produits / palette vers la GMS (entrepôts et magasins), le pooler se chargeant de collecter auprès des magasins ses palettes vides de sa couleur après libération de ces dernières par les magasins.
  • Ces palettes transitent à ce stade par un prestataire qui a la charge de collecter en magasins, de trier les palettes (entre palettes cassées réparables, palettes cassées non réparables, palettes bonnes pour le service), de les stocker et de les relivrer à un autre site industriel-client. La boucle est ainsi bouclée.
  • L’unité de facturation est la rotation, le client ne réglant que l’usage de l’actif (mise à disposition + livraison + collecte + frais fixes+…), la propriété de la palette restant celle du pooler.

Cela paraît simple et optimisé…

Le bois a de vraies qualités comme nature du support palettes : réparable, industrialisation aisée, rigidité… Et le marché est, à quelques pourcents près, 100% bois… et pourtant !

La structure de coûts d’une rotation palette bois (voir ci-dessous), soit le TCO décomposé par nature de coûts est très instructif :

  • La palette bois, cassant environ 30 à 40% de ses volumes par rotation, le modèle économique du métier est basé sur :
    • La destruction de Valeur Ajoutée au travers de la casse,
    • La reconstitution de la Valeur Ajoutée par le tri, la réparation et la relivraison (70 % des coûts totaux ont pour cause première : la casse).

    Pour imager cette caractéristique, comparons la au modèle économique de la location de voitures. Prenons l’exemple de HERTZ ou AVIS : si leur modèle économique ressemblait à celle de la location de palette bois, il consisterait à ramener tous les soirs les voitures chez le garagiste pour changer les plaquettes de frein, les essuie glaces et autres pneus…, le modèle serait vite battu en brèche. C’est pourtant ce qui se passe pour la palette bois locative.

  • Une des conséquences de cette répartition des coûts, est la très faible réduction de coûts en cas de rotations rapides, puisque tous les coûts sont fixes par rotation : tri, réparation, relivraison. En bref, un industriel de produits frais paiera à peu près le même tarif par rotation pour 15 rotations de la palette par an qu’un producteur d’eau minérale à 3 rotations par an.

On se pose alors naturellement la question autour de la cause principale de la création de Non Valeur Ajoutée : « Comment éviter la casse ? », pour augmenter mécaniquement la part de Valeur Ajoutée dans la structure de coûts (TCO), et donc baisser les tarifs ?

Et si on changeait de nature de support… ?

On passe du bois au plastique (recyclé bien sûr) certes plus cher, mais beaucoup moins cassant, et donc moins coûteux à la rotation.
Cela paraît simple…

On bénéficie alors d’un support plus valorisant pour les produits transportés, moins lourd, plus hygiénique, et surtout avec un TCO par rotation moins coûteux, en particulier pour les produits à rotations rapides : produits frais ou ultra frais. (Voir schéma ci-dessus.)

L’application dans les faits de ce modèle de rupture se traduit par :

  • La naissance aux USA et en France d’alternatives plastique concurrentes aux poolers de palettes bois, depuis 2010.
  • L’utilisation en préparation de commandes vers les magasins par une enseigne GMS en France d’un pool plastique en remplacement du bois.
  • Plusieurs initiatives en France de ce type en distribution spécialisée.
  • L’investissement par une enseigne GMS espagnole dans un pool de palettes plastique pour alimenter ses industriels en Marques Propres.

Ca, c’est le présent !

Le futur : c’est la palette plastique quasi-incassable et connectée…on n’en est pas loin, mais c’est une autre histoire !

Bon courage !
A très vite !

Un commentaire pour “Petit Rappel Technique : le TCO (Total Cost of Ownership) !”

  1. J’ai lu avec attention votre rappel Technique ; le TCO.
    Paragraphe : Et si on changeait la nature du support, on passe du bois au plastique, en plus des avantages précisés, je pense qu’il faut également introduire la notion de sécurité en particulier lors de la manutention
    manuelle des palettes en bois( ti-réparation).
    Exemple : risques d’accidents (même bénin) avec les clous et les échardes.
    En stockage en rack la Palette plastique apporte plus de sécurité, par rapport à une palette bois usagée défectueuse, par suite d’une réparation non conforme aux normes ( remplacement d’éléments planches en bois de récupération) d’où risques d’accidents sérieux.
    La prévention des risques doit être prise en compte.
    Jean Yves TAINTURIER

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